mardi 25 août 2009

5^^

5
Aéroport Antônio Carlos Jobim
Rio de Janeiro
Brésil

Rio de Janeiro...
Une ville dont je gardais jusque là un souvenir très flou.
Celui faisait 8 ou 7 ans que je n'avais plus posé le pied au Brésil. Arrivée à l'aéroport, tout m'avait semblé si familier... Comme si je n'y été allée que 1 ou 2 ans auparavant.
Une bouffée d'angoisse me submergea quand je vis un homme aux lunettes noires me fixer longuement tandis que je descendais de l'avion.
Un pas. Un deuxième.
Mon pouls s'accéléra.
Un pas. Un deuxième.
J'inspirais profondément, et relevais la tête.
Il me contempla, cachant tant bien que mal son nez plat derrière le col de sa veste.
-Bienvenue à la mafia, marmonnais-je.
L'homme releva la tête.
Avec les sbires d'Igor Polkovitch, on ne rigole pas, Alison!
La voix avait faiblit.
Comme une bougie qui s'éteignait peu à peu.
-D'accord, d'accord, obtempérais-je.
Je m'avançais vers l'homme. Il m'accueillit avec un immense sourire. Cette sincérité sur son visage me surprit. Je n'étais plus qu'à quelques mètres.
Je ne savais pas ce que je faisais, j'en étais conciente.
C'étaient peut-être les dernières secondes de ma vie.
J'interrompis ma marche devant lui.
Un mètre nous séparaient.
Tant que tu ne leur révèle pas les informations que t'a fourni Enric, tu ne crains rien.
L'homme me dévisagea avec méfiance, puis, son visage se plongea à nouveau dans le vide.
Ce n'est pas l'heure, Alison. Pas non plus le moment. Tu n'as qu'à attendre qu'il vienne vers toi. C'est peut-être un test d'Igor pour vérifier si ta patience est limitée ou non. Attends...
La voix s'était tue.
Ses dernières paroles n'avaient été qu'un faible chuchotis, que je ne compris pas.
Malgré tout, je lui obéis, comme j'en avais pris l'habitude.
Je me postai contre le mur, en jetant sans cesse des coups d'oeils impatients à ma montre.
Mon parrain m'avait dit que la personne avec qui j'avais rendez-vous ne serait prête à me recevoir qu'une heure après mon arrivée.
Mon parrain... Il me manquait énormément. Comme pour me convaincre, je me remémorais mentalement son récit :
-Tu sais, m'avait-il dit, avant, avec tes parents, on se connassait bien. Très bien. Ils avaient confiance en moi, jusqu'au jour où j'ai décidé de leur dire que je choisissais de vivre en étant vraiment moi. Pas un simple humain. Pas une créature maléfique non plus. Du moins, je pensais.
Vois-tu, au tout début de mon enfance, j'entendais des voix qui me chuchotaient tout ce que je devais savoir. Tout ce dont j'avais besoin.
>>Un jour, en...CM2 je crois, j'ai dû participer à une course pour l'école. Jusque là, j'avais toujours détesté le sport. Mais je me suis mis à courir plus vite que nimporte qui.
C'est la seule chose pour laquelle j'ai jamais été doué, d'ailleurs, en sport!
>>Mais là n'est pas le problème. Dès ce jour, des hommes au nez plats m'ont suivis partout où j'allais. Un jour, ils m'ont emmenés chez Igor Polkovitch, un puissant chef d'une base d'espions Russe ou en tout cas Slave.
>>Là, on m'a appris que je devais vivre pour accomplir mon devoir, c'est à dire protéger des hommes. Et c'est à ce moment, en revenant de chez Igor que j'ai rencontré ton père. Un homme que j'ai détesté dès la première seconde. Sans coeur. Ta mère, par contre, m'a tout de suite fasciné. Ou plutôt, c'est ce qu'elle avait dans le ventre qui m'a fasciné.
>>Alison, dès que j'ai vu le petit ventre rebondis de ta mère, j'ai tout de suite su que l'instant que nous sommes en train de vivre se produirait un jour.
Le jour de ta naissance, ta mère m'a choisis pour que je sois ton parrain. J'ai accepté, conscient de la tâche que je devais accomplir envers toi...
>>un jour, j'ai annoncé qui j'étais à tes parents, et ton père est entré dans une rage folle. Je me suis longtemps demandé pourquoi, d'ailleurs! J'ai un jour découvert qu'Igor n'est pas un allié pour nous. C'est un Kyrion. Un homme au nez plat, aux yeux rouges sang, qui peut se transformer en ce qu'il veut ou contrôler nimporte quel animal.
-Et nous, on s'appelle comment? avais-je risqué.
-Des Atlantyqua. Non parce que l'Atlantique fait partie de nos racines, mais parce qu'Atlantyque, le premier de notre lignée a donné son nom à notre...race.
-Quels sont tous mes pouvoirs? avais-je encore demandé.
-Je...il avait consulté sa montre. Je vais te faire prendre l'avion et t'envoyer au Brésil.
-Quoi ?
-C'est trop dangereux ici, Alison! avait-il grondé. Tu vas aller retrouver Tao, un Kyrion, un des plus fidèle disciple d'Igor Polkovitch. D'accord?
Cet ordre était sans appel.
-D'accord.

Je revenais à la réalité. L'homme me fixais.
Il me fit signe d'approcher.
Je fis un pas mal assuré, puis, plus confiant, un deuxième.
-Bonjour, je m'appelle Tao.

Voilà!!
Suite très prochainement!!
Je suis inspirée à fond, là!!



mardi 18 août 2009

4 ^^

Ben, c'est la suite, je fais aussi vite que possible...

4
3 Avenue Gorges V
Dorval
Quebec

Fuire mon chez moi.
Cette drôle de phrase tournait en rond dans ma tête.
Fuire mon chez moi.
Je le fuyais toujours, mon chez-moi, non ?
Non. Je quittais un endroit dans le but précis d'en découvrir un autre, et non, dans le but (tout aussi précis, je dois le reconnaître) d'échapper à un danger mortel...
Arrivée avenue Georges V, je scrutais les numéros des maisons...
...Jusqu'à trouver le numéro 3.
Frigorifiée, après ma longue course entre Montreal et Dorval, et épuisée, je sonnais.
Un homme d'âge mûr m'ouvrit.
Tu comprends pourquoi je t'ai amenée ici maintenant ?
Fit la voix dans ma tête.
Je fixais l'inconnu. Ses yeux bleus me firent tout à coup revenir en arrière.
Ma fénoménale mémoire, un peu gelée au début, mais maintenant réchauffée se rappela de tout.
Enric. Mon parrain.
Impossible.
Nous avions fêté ses 39 ans alors que j'en avait 2 et depuis, je ne l'avais plus revu!
Enric mis aussi peu de temps que moi pour faire le raprochement entre la petite boule rose que j'étais alors et la jeune fille qu'il avait devant lui et me serra dans ses bras.
La chaleur de son corps me surpris et je sursautais, à son contact brûlant.
-Enric... chuchotais, sous le coup de l'émotion.
-Chut...Rentrons. répondit-il calmement.
Il m'entraîna à l'intérieur.

Une demi-heure plus tard, réchauffée et remise de mes émotions, je contais mon histoire à mon parrain, impatiente qu'il me raconte la sienne.
-Ils m'ont poursuisvis, ces chats à la noix, mais j'ai courus. Et je suis arrivée ici. Et je compte bien y rester!
-Qui sont ces hommes ? me demanda-t-il.
-Mais je ne sais pas, moi!Tout ce que je sais, c'est qu'ils me veulent du mal, point barre. Ils sont maigres ou gros, il portent soit des lunettes noires, soit des lentilles de couleurs pour pas qu'on voit leur yeux rouges, ils ont un truc tout plat à la place d'un nez et ils peuvent contrôler des animaux ou se transformer. Mais je t'ai déjà raconté tout ça!
-S'ils possèdent des lunettes, continua Enric, comment as-tu fait pour voir à travers ?
-Aucune idée, j'avoue que tu me pose une colle, là... Devant mon appartement, j'ai vu tout ce qui se passait à l'étage, sans que ce soit dans mon champ de vision. Et je vois leurs vrais yeux, derrière des lunettes ou des lentilles.
-Je vois... Et, dans le parc, comment à tu sus qu'il fallait venir ici, au 2 avenue Gorges V, tu peux me le dire ?
-Ben elle me l'a dit.
-Qui ça, elle ?
-Ben, la voix.
-La voix ?! Tu me fais marcher, là ?
-Pas du tout.
-Qu'est-ce que je vais faire de toi, maintenant, Alison ? Hein ?
-Aucune idée, Enric...
-Je me demande bien aussi...répondit mon parrain, perplexe.

-Maintenant, c'est à toi de me raconter ton histoire, Enric. A toi de me dire tous tes secrets et pourquoi je sais voire derrière les lunettes noires ou des lentilles des gens, pourquoi j'ai cette voix dans la tête et pourquoi...
-STOP. je te dirais tout, sois sans crainte...

Voili voilou....
Vous m'en direz des nouvelles

lundi 10 août 2009

3 ^^

3ème partie, enfin un peu d'action!

3
Hôpital du Sacré-Coeur de Montreal
Montreal
Québec


La capuche de ma grosse veste sur la tête, j'évoluais en essayant tant bien que mal de me fondre dans la masse de gens. Personne ne m'avait remarquée, et cela me rassurais.
L'hôpital m'avait semblé être l'endroit où j'étais le plus à l'abri. En effet, après avoir quitté la rue St Hubert, j'avais courus j'usqu'à l'hôpital, en prenant soin des bien passer par des rues noires de monde.
Des visions de plus en plus insisitantes se faisaient dans mes esprits.
Une, en particulier.
C'était celle de l'homme, en train de lever la tête pour humer l'air et parler à la femme, avant de balancer ma mère contre la porte d'entrée, laquelle s'évanouissait sur le coup.
Ma respiration s'accelera quand une vieille dame me frôla.
Mon coeur râta un batement et je mis la main dans ma poche. Les clés de la maisons y étaient toujours. L'endroit n'était pas désert, mais presque.
Je jetais un coup d'oeil à ma montre.
20 heures. Mes parents devaient se ronger les sangs, à ne pas me voir revenir.
Une infirmière me regarda d'un air suspect, puis tourna la tête.
Je n'allais pas tarder à me faire remarquer. Il fallait quitter ma cachette.
Vite.

Parc Noèl Sud
Montreal
Quebec

Grelottant de froid, je m'étais recroquevillée sur un banc.
J'avais quitté l'hôpital vers 20 heures 30, avec la ferme intention de trouver un endroit habrité.
Il s'était mis à neiger. Une femme tenant par la main deux enfants me dévisagea d'un air faussement désolé de ne pas pouvoir me donner une petite pièce pour manger.
Je l'ignorais. Mieux valait ne pas la regarder.
Un chien aboya au lointain, puis se tut.
Je me levais. Rester assise ne me servirait qu'à geler sur place.
Tout à coup je me figeais.
Un homme aux lunettes noires me fixait.
Son regard était pointé sur moi, et me glaça le sang.
Terrifiée, je m'avançais d'un pas.
L'homme aux lunettes aboya quelques ordres, et trois petits chats sortirent d'un buisson, tout proche de moi. Il semblaient affamés, et prêts à manger n'importe quoi.
Leurs yeux rouges m'inquiètèrent.
Soi les créatures qui étaient dans mon appartements pouvaient se transformer, soi elles pouvaient contrôler nimporte quel animal à leur guise.
Les félins marquèrent une hésitation à environs 2 mètres de moi.
-Laissez-moi tranquille! Dégagez!
En guise de réponse, l'homme aux lunettes (que j'avais presque oublié) hurla des mots incompréhensibles, et les chats s'avancèrent.
-DE-GA-GEZ!
J'avais crié. Ma voix s'était cassée sur le dernier mot.
Cours!
Cette demande avait surgit dans ma tête.
Non. Pas cette demande!
Cet ordre.
-Comme si je pouvais échapper à des chats assoifés de sang! répondis-je pour moi-même.
Cours. Tu réfléchiras après. Obéis.
L'ordre était maintenant sans appel.
Je me pliais à la volonté de la voix dans ma tête et courais.
Je ne savais pas où.
Mais je me savais en sécurité.
C'était déjà une chose.
Plus vite.
J'accelerais.
Ne t'arrête pas, surtout.
Je hochais la tête, et redoublais de vitesse.
Inépuisable.
Incontrôlable.
Dangereuse.

Vous m'en direz des nouvelles!


dimanche 9 août 2009

2 ^^

Voilà la suite !
J'espère que je vous ai pas trop fait attendre! xD

2
15 rue St Hubert
Quebec
Canada


L'avenue Christophe Colomb était envahie par toutes sortes de véhicules. Je longeais le centre sportif Claude Robillard, me bouchant les oreilles, assourdie par les klaxons des gens impatients. Pour nimporte quelle personne n'ayant pas l'habitude, la traversée de la route aurait était un calvaire, mais je connaissais la technique.
J'inspirais un bon coup, puis bloquais ma respiration, pour ne pas respirer les odeurs désagréables des pots d'échappements, et me lançais à travers la rue. Sans regarder, pour la première fois, où je mettais les pieds.
C'est sans doute pour cela que, lorsque je rejoignis le trottoir, je trébuchais sur la bordure avant de m'affaler de tout mon long par terre, la tête dans le béton.
Un motard tenta de dépasser, mais un camion lui bloqua le chemin, et la moto reprit sa place dans la file de voitures. Le coeur encore battant, je me relevais, et les yeux embués de larmes, je rejoignis mon appartement, énervée contre moi même à l'idée de m'être ridiculisée devant tant de gens. Je me trouvais maintenant face à mon appartement, et posais la main sur la poignée de la porte.
Tout à coup, quelque chose en elle lui cria de ne pas ouvrir, et de ne pas monter à son étage. De fuir. D'échapper au danger. Ce n'était pas la première fois que ce sixième sens se réveillait en elle, et elle lui avait toujours fait confiance, mais là, il était difficil pour moi de m'enfuir sans prévenir mes parents.
-Pourquoi, m'entendis-je murmurer, pourquoi je ne peux pas monter ?
En guise de réponse, elle entendu un cri, un tout petit cri. Je regardais autour de moi et ne vis personne. De plus, toutes les fenêtre des voitures étaient fermées, donc impossible d'entendre un bruit si faible.
Je levais les yeux. La fenêtre de mon appartement était également fermée, mais quand un deuxième cri, plus puissant que le deuxième se fit entendre, je su qu'il provenait de chez moi. Et que c'était ma mère qui criait. J'étaits certaine de ces deux chose.
Je m'aggripais au mur en tremblotant. Ma mère, ma maison.
Une vision plus nette se fit alors dans mon esprit.
3 personnes. Un homme de 45 ans environs, une femme qui devait avoir aux alentours de 30 ans et ma mère. L'homme avait un visage triangulaire, des yeux rouges derrière ses lunettes noires, une bouche dont les lèvres étaient pincées et un nez étrangement plat. Il était grand et mince.
La femme, elle, était rondouillarde et petite. Elle n'avait pas de lunettes de soleil, mais des lentilles de couleur. Derrière ces dernières, les mêmes yeux rouges que l'homme. Elle possédait des lèvres pulpeuses et une bouche ornée d'un immense sourire, tout à fait factis. Le nez tout aussi plat que l'homme, auquel elle ressemblait étrangement.
Cela me fit frissonner. Je regardait à mes pieds et vis que la glace avait fondue. Je n'avais plus froid. J'avais chaud. J'étais fièvreuse et brûlante. Si l'idée d'enlever ma grosse veste d'hiver me traversa l'esprit, je n'en tint nulement compte.
Prenant mes jambes à mon cou, je m'enfuis le plus loin possible.
J'ignore combien de temps je courus ainsi, mais cela n'avait aucune importance.
C'était mon destin. Ce pourquoi j'avais vu le jour.
Ma vie.
Redoublant de vitesse, je courus encore et encore.
Loin, très loin...

Ben, voilà...
Vous en dites quoi ?

vendredi 7 août 2009

1 ^^

Premier texte...
J'attends vos avis!!^^


1
3 février 2009
collège Ahuntsic
Montreal
Quebec


-Mlle Woods, je sais que ceci est votre dernier cours avant les vacances de février, mais je vous prie de bien vouloir suivre le cours.
Je tournais machinalement la tête et fixais intensément ma prof.
-Oui, Mme Stanson, m'entendis-je répondre, excusez-moi.
Elle me regarda sévèrement, et se retourna. C'était la troisième (et sûrement dernière) fois qu'elle me reprochait d'être inatentive
. Je me bornais donc à écouter Mme Stanson et à retranscrire ce qu'elle écrivait au tableau. Je me savais de nature rêveuse, mais je ne l'avais jamais autant affiché en classe.
Un bref coup d'oeil à ma montre me redonna courage. Plus que trois minutes, et la sonnerie nous libèrerait enfin. Mme Stanson s'assit à son bureau et regarda de l'autre côté de la fenêtre et contempla la cour enneigée.
"Elle est toute aussi impatiente que nous..." songeais-je.
Evidemment. C'était logique.
La sonnerie tant attendue annonça finalement la fin des cours. Je rangeais mes cahiers et ma trousse, bien décidée à balancer mon sac dans une armoire dès mon arrivée à la maison, et à ne le récupérer qu'après ces deux semaines de détente.
Toute la classe attendait le signe de la prof qui nous libèrerait. Les premiers pas de courses se firent entendre dans le couloirs, ainsi que des cris de joie.
Mme Stanson nous fit un signe de la main, nous indiquant que nous pouvions nous éclipser, suivi, d'un doigt sur la bouche nous suppliant de sortir en silence.
Je me levais, et montais ma chaise sur ma table, bientôt immitée par d'autres personnes de ma classe.
Quelques-uns attrapèrent des craies au tableau et inscrirent des "bonnes vacances, Mme Stanson!" ou des "A dans deux semaines!" tous signés : "la classe de 5ème3".
Je quittais le collège, accompagnée des cris de quelques élèves qui exprimaient ainsi leur satisfaction à être libérés des cours.
Je quittais la cour de récréation et rentrais chez moi. J'étais emmitouflée dans ma grosse veste d'hiver, mais mes membres étaient tout de même paralysés de froid.
Je congelais sur place. Pas très habituée à des hivers aussi rudes, je paniquais et accelerais le pas, maudissant mon père d'avoir accepté sa mutation ici, au Québec.
Les hivers de France étaient déjà bien assez rudes comme ça! Il n'occuperait ce poste que trois mois, mais il avait insisté pour que ma mère et moi l'accompagnons.
-Sans vous, je ne peux pas travailler! nous avait-il dit.
Et cette phrase avait fait réfléchir ma pauvre petite maman, qui avait accepté de le suivre, avec moi, bien sûr. Quelquefois, j'aurais bien aimé que mes parents soient divorcés, pour que je puisse rester en France. Ce n'était pas mon pays natal, mais nous y revenions souvent.
Ma mère avait un père anglais et une mère Espagnole. Elle était née à Barcelone et y avait vécu toute sa vie, avant de rencontrer mon père, le petit orphelin de Madrid, recueillit par une vieille dame.
Ce qui expliquait sûrement pourquoi j'avais du mal à m'habituer au climat de Montreal, ayant passé les trois premiers ans de ma vie à Barcelone, dans la maison de mes grands-parents.
Ma mère avait fait des études pour être professeur de physique, mais quand elle avait rencontré mon père, Gabriel, un journaliste amateur, elle avait tout laissé tomber pour le suivre partout dans le monde.
Mais à une seule condition, qu'ils aient un premier enfant.
Mon père, pour leur mariage (ma mère était enceinte de 4 mois) avait décidé avec ma mère de garder le nom de famille de cette dernière. Pour moi en grande partie. Il voulait que mon nom soit un peu passe-partout. Pour les voyages. Pour que je vive ma vie.
Ils avaient tout prévu. Ma mère, le 13 janvier 1996, resta Maria Woods et mon père devint Gabriel Woods.
Le 5 mai 1996, Alison Woods a vu le jour. 51cm, 3 kilos9, pour être précise.
Après trois ans en Espagne, j'ai beaucoup voyagé. A 4 ans, je faisais mon baptême de l'air pour aller à Rio de Janeiro, au Brésil, où nous nous sommes installés durant un an.
Puis, j'ai fais d'autres voyages, plus courts, dont je garde des souvenirs plus flous...
Et maintenant, à 12 ans et-demi, je me retrouvais à Montreal, au Quebec.
Loin de la france. Loin de tout.

J'espère que cette première partie vous plait...
J'attends vos avis !! ^^

mercredi 5 août 2009

Silence

Chut...
Silence...
Ecoute l'histoire...




D'une fille un peu folle,
Qui a saisi sa plume,
Et a pris son envol...

Et qui va partager
Les mots entremêlés,
Que son encre fait couler...





Ma vie...
Quelle vie ?
Que signifie ce mot ?
A quoi se résume-t-il ?
J'ai comme l'impression qu'il n'est pas dénué de sens...

Qui sait, n'est-ce pas ?

Qui a ce don ?
De savoir ?

Ma vie,
Mes mots,
Mes phrases mes textes,
Mes amis
Ma vie.

Tout.
Rien.
Le monde entier.
Personne.

Je ne possède rien
Mais alors, pourquoi ai-je tout ?
Je m'adresse au monde entier
Personne ne prète attention à ça ?
Si ?
Non ?

Qui sait, n'est-ce pas ?
Qui a ce don ?
De savoir ?


Je ne sait pas...
Je ne sait rien...
Et vous ?