lundi 10 août 2009

3 ^^

3ème partie, enfin un peu d'action!

3
Hôpital du Sacré-Coeur de Montreal
Montreal
Québec


La capuche de ma grosse veste sur la tête, j'évoluais en essayant tant bien que mal de me fondre dans la masse de gens. Personne ne m'avait remarquée, et cela me rassurais.
L'hôpital m'avait semblé être l'endroit où j'étais le plus à l'abri. En effet, après avoir quitté la rue St Hubert, j'avais courus j'usqu'à l'hôpital, en prenant soin des bien passer par des rues noires de monde.
Des visions de plus en plus insisitantes se faisaient dans mes esprits.
Une, en particulier.
C'était celle de l'homme, en train de lever la tête pour humer l'air et parler à la femme, avant de balancer ma mère contre la porte d'entrée, laquelle s'évanouissait sur le coup.
Ma respiration s'accelera quand une vieille dame me frôla.
Mon coeur râta un batement et je mis la main dans ma poche. Les clés de la maisons y étaient toujours. L'endroit n'était pas désert, mais presque.
Je jetais un coup d'oeil à ma montre.
20 heures. Mes parents devaient se ronger les sangs, à ne pas me voir revenir.
Une infirmière me regarda d'un air suspect, puis tourna la tête.
Je n'allais pas tarder à me faire remarquer. Il fallait quitter ma cachette.
Vite.

Parc Noèl Sud
Montreal
Quebec

Grelottant de froid, je m'étais recroquevillée sur un banc.
J'avais quitté l'hôpital vers 20 heures 30, avec la ferme intention de trouver un endroit habrité.
Il s'était mis à neiger. Une femme tenant par la main deux enfants me dévisagea d'un air faussement désolé de ne pas pouvoir me donner une petite pièce pour manger.
Je l'ignorais. Mieux valait ne pas la regarder.
Un chien aboya au lointain, puis se tut.
Je me levais. Rester assise ne me servirait qu'à geler sur place.
Tout à coup je me figeais.
Un homme aux lunettes noires me fixait.
Son regard était pointé sur moi, et me glaça le sang.
Terrifiée, je m'avançais d'un pas.
L'homme aux lunettes aboya quelques ordres, et trois petits chats sortirent d'un buisson, tout proche de moi. Il semblaient affamés, et prêts à manger n'importe quoi.
Leurs yeux rouges m'inquiètèrent.
Soi les créatures qui étaient dans mon appartements pouvaient se transformer, soi elles pouvaient contrôler nimporte quel animal à leur guise.
Les félins marquèrent une hésitation à environs 2 mètres de moi.
-Laissez-moi tranquille! Dégagez!
En guise de réponse, l'homme aux lunettes (que j'avais presque oublié) hurla des mots incompréhensibles, et les chats s'avancèrent.
-DE-GA-GEZ!
J'avais crié. Ma voix s'était cassée sur le dernier mot.
Cours!
Cette demande avait surgit dans ma tête.
Non. Pas cette demande!
Cet ordre.
-Comme si je pouvais échapper à des chats assoifés de sang! répondis-je pour moi-même.
Cours. Tu réfléchiras après. Obéis.
L'ordre était maintenant sans appel.
Je me pliais à la volonté de la voix dans ma tête et courais.
Je ne savais pas où.
Mais je me savais en sécurité.
C'était déjà une chose.
Plus vite.
J'accelerais.
Ne t'arrête pas, surtout.
Je hochais la tête, et redoublais de vitesse.
Inépuisable.
Incontrôlable.
Dangereuse.

Vous m'en direz des nouvelles!


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