J'attends vos avis!!^^
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-Mlle Woods, je sais que ceci est votre dernier cours avant les vacances de février, mais je vous prie de bien vouloir suivre le cours.
Je tournais machinalement la tête et fixais intensément ma prof.
-Oui, Mme Stanson, m'entendis-je répondre, excusez-moi.
Elle me regarda sévèrement, et se retourna. C'était la troisième (et sûrement dernière) fois qu'elle me reprochait d'être inatentive. Je me bornais donc à écouter Mme Stanson et à retranscrire ce qu'elle écrivait au tableau. Je me savais de nature rêveuse, mais je ne l'avais jamais autant affiché en classe.
Un bref coup d'oeil à ma montre me redonna courage. Plus que trois minutes, et la sonnerie nous libèrerait enfin. Mme Stanson s'assit à son bureau et regarda de l'autre côté de la fenêtre et contempla la cour enneigée.
"Elle est toute aussi impatiente que nous..." songeais-je.
Evidemment. C'était logique.
La sonnerie tant attendue annonça finalement la fin des cours. Je rangeais mes cahiers et ma trousse, bien décidée à balancer mon sac dans une armoire dès mon arrivée à la maison, et à ne le récupérer qu'après ces deux semaines de détente.
Toute la classe attendait le signe de la prof qui nous libèrerait. Les premiers pas de courses se firent entendre dans le couloirs, ainsi que des cris de joie.
Mme Stanson nous fit un signe de la main, nous indiquant que nous pouvions nous éclipser, suivi, d'un doigt sur la bouche nous suppliant de sortir en silence.
Je me levais, et montais ma chaise sur ma table, bientôt immitée par d'autres personnes de ma classe.
Quelques-uns attrapèrent des craies au tableau et inscrirent des "bonnes vacances, Mme Stanson!" ou des "A dans deux semaines!" tous signés : "la classe de 5ème3".
Je quittais le collège, accompagnée des cris de quelques élèves qui exprimaient ainsi leur satisfaction à être libérés des cours.
Je quittais la cour de récréation et rentrais chez moi. J'étais emmitouflée dans ma grosse veste d'hiver, mais mes membres étaient tout de même paralysés de froid.
Je congelais sur place. Pas très habituée à des hivers aussi rudes, je paniquais et accelerais le pas, maudissant mon père d'avoir accepté sa mutation ici, au Québec.
Les hivers de France étaient déjà bien assez rudes comme ça! Il n'occuperait ce poste que trois mois, mais il avait insisté pour que ma mère et moi l'accompagnons.
-Sans vous, je ne peux pas travailler! nous avait-il dit.
Et cette phrase avait fait réfléchir ma pauvre petite maman, qui avait accepté de le suivre, avec moi, bien sûr. Quelquefois, j'aurais bien aimé que mes parents soient divorcés, pour que je puisse rester en France. Ce n'était pas mon pays natal, mais nous y revenions souvent.
Ma mère avait un père anglais et une mère Espagnole. Elle était née à Barcelone et y avait vécu toute sa vie, avant de rencontrer mon père, le petit orphelin de Madrid, recueillit par une vieille dame.
Ce qui expliquait sûrement pourquoi j'avais du mal à m'habituer au climat de Montreal, ayant passé les trois premiers ans de ma vie à Barcelone, dans la maison de mes grands-parents.
Ma mère avait fait des études pour être professeur de physique, mais quand elle avait rencontré mon père, Gabriel, un journaliste amateur, elle avait tout laissé tomber pour le suivre partout dans le monde.
Mais à une seule condition, qu'ils aient un premier enfant.
Mon père, pour leur mariage (ma mère était enceinte de 4 mois) avait décidé avec ma mère de garder le nom de famille de cette dernière. Pour moi en grande partie. Il voulait que mon nom soit un peu passe-partout. Pour les voyages. Pour que je vive ma vie.
Ils avaient tout prévu. Ma mère, le 13 janvier 1996, resta Maria Woods et mon père devint Gabriel Woods.
Le 5 mai 1996, Alison Woods a vu le jour. 51cm, 3 kilos9, pour être précise.
Après trois ans en Espagne, j'ai beaucoup voyagé. A 4 ans, je faisais mon baptême de l'air pour aller à Rio de Janeiro, au Brésil, où nous nous sommes installés durant un an.
Puis, j'ai fais d'autres voyages, plus courts, dont je garde des souvenirs plus flous...
Et maintenant, à 12 ans et-demi, je me retrouvais à Montreal, au Quebec.
Loin de la france. Loin de tout.
3 février 2009
collège Ahuntsic
Montreal
Quebec
collège Ahuntsic
Montreal
Quebec
-Mlle Woods, je sais que ceci est votre dernier cours avant les vacances de février, mais je vous prie de bien vouloir suivre le cours.
Je tournais machinalement la tête et fixais intensément ma prof.
-Oui, Mme Stanson, m'entendis-je répondre, excusez-moi.
Elle me regarda sévèrement, et se retourna. C'était la troisième (et sûrement dernière) fois qu'elle me reprochait d'être inatentive. Je me bornais donc à écouter Mme Stanson et à retranscrire ce qu'elle écrivait au tableau. Je me savais de nature rêveuse, mais je ne l'avais jamais autant affiché en classe.
Un bref coup d'oeil à ma montre me redonna courage. Plus que trois minutes, et la sonnerie nous libèrerait enfin. Mme Stanson s'assit à son bureau et regarda de l'autre côté de la fenêtre et contempla la cour enneigée.
"Elle est toute aussi impatiente que nous..." songeais-je.
Evidemment. C'était logique.
La sonnerie tant attendue annonça finalement la fin des cours. Je rangeais mes cahiers et ma trousse, bien décidée à balancer mon sac dans une armoire dès mon arrivée à la maison, et à ne le récupérer qu'après ces deux semaines de détente.
Toute la classe attendait le signe de la prof qui nous libèrerait. Les premiers pas de courses se firent entendre dans le couloirs, ainsi que des cris de joie.
Mme Stanson nous fit un signe de la main, nous indiquant que nous pouvions nous éclipser, suivi, d'un doigt sur la bouche nous suppliant de sortir en silence.
Je me levais, et montais ma chaise sur ma table, bientôt immitée par d'autres personnes de ma classe.
Quelques-uns attrapèrent des craies au tableau et inscrirent des "bonnes vacances, Mme Stanson!" ou des "A dans deux semaines!" tous signés : "la classe de 5ème3".
Je quittais le collège, accompagnée des cris de quelques élèves qui exprimaient ainsi leur satisfaction à être libérés des cours.
Je quittais la cour de récréation et rentrais chez moi. J'étais emmitouflée dans ma grosse veste d'hiver, mais mes membres étaient tout de même paralysés de froid.
Je congelais sur place. Pas très habituée à des hivers aussi rudes, je paniquais et accelerais le pas, maudissant mon père d'avoir accepté sa mutation ici, au Québec.
Les hivers de France étaient déjà bien assez rudes comme ça! Il n'occuperait ce poste que trois mois, mais il avait insisté pour que ma mère et moi l'accompagnons.
-Sans vous, je ne peux pas travailler! nous avait-il dit.
Et cette phrase avait fait réfléchir ma pauvre petite maman, qui avait accepté de le suivre, avec moi, bien sûr. Quelquefois, j'aurais bien aimé que mes parents soient divorcés, pour que je puisse rester en France. Ce n'était pas mon pays natal, mais nous y revenions souvent.
Ma mère avait un père anglais et une mère Espagnole. Elle était née à Barcelone et y avait vécu toute sa vie, avant de rencontrer mon père, le petit orphelin de Madrid, recueillit par une vieille dame.
Ce qui expliquait sûrement pourquoi j'avais du mal à m'habituer au climat de Montreal, ayant passé les trois premiers ans de ma vie à Barcelone, dans la maison de mes grands-parents.
Ma mère avait fait des études pour être professeur de physique, mais quand elle avait rencontré mon père, Gabriel, un journaliste amateur, elle avait tout laissé tomber pour le suivre partout dans le monde.
Mais à une seule condition, qu'ils aient un premier enfant.
Mon père, pour leur mariage (ma mère était enceinte de 4 mois) avait décidé avec ma mère de garder le nom de famille de cette dernière. Pour moi en grande partie. Il voulait que mon nom soit un peu passe-partout. Pour les voyages. Pour que je vive ma vie.
Ils avaient tout prévu. Ma mère, le 13 janvier 1996, resta Maria Woods et mon père devint Gabriel Woods.
Le 5 mai 1996, Alison Woods a vu le jour. 51cm, 3 kilos9, pour être précise.
Après trois ans en Espagne, j'ai beaucoup voyagé. A 4 ans, je faisais mon baptême de l'air pour aller à Rio de Janeiro, au Brésil, où nous nous sommes installés durant un an.
Puis, j'ai fais d'autres voyages, plus courts, dont je garde des souvenirs plus flous...
Et maintenant, à 12 ans et-demi, je me retrouvais à Montreal, au Quebec.
Loin de la france. Loin de tout.
J'espère que cette première partie vous plait...
J'attends vos avis !! ^^
J'attends vos avis !! ^^

Bon, j'attends de voir si ça tourne au romantique, au fantastique où à la fiction ^^ Sino es muy bueno
RépondreSupprimermerci^^
RépondreSupprimertkt, la suite arrive bientôt!!