lundi 30 août 2010

8 ^^

8

Tao rentra plus tard que prévu ce soir là.
Je me jetais dans ses bras, mais il me repoussa brutalement.
-Mais que t'arrive-t-il? m'etonnais-je, interloquée.
-Rien. Je suis dangereux, tu le sais? Eh bien, je suis devenu pire qu'une arme pour les Kyrions.
-Quoi? m'étranglais-je. Explique-toi.
-Ils savent que je te protège. Et ils veulent faire une sorte de recensement au sein de tous les Kyrions. Il veulent conaitre notre nombre. Ce n'est qu'un prétexte. Une façon de nous marquer, pour nous traquer. C'est... Ton parrain me l'a appris dans une lettre. Tu es également l'héritière de tous les biens appartenant à tes parents.
-Oh! Mais... Merci d'y être allé. Merci. Tu... Tu n'étais pas obligé... Tu es un ange! chuchotai-je.
-Ce n'es pas tout. En revenant de Montreal... J'ai fais un saut par Moscou. Je me suis fais recensé, dit-il lentement, sur un ton de confidence.
-Ohlala! Toi, tu me cache quelque chose!
-Je... Je suis devenu une arme. Une arme terrible. Ils peuvent me localiser, où que je sois, maintenant. Je... Je suis désolé. Je vais m'en aller.
-Quoi? Non! Non! Reste! sanglotai-je.
-Je suis désolé, le moment est tellement mal choisis... La mort de tes parents, de ton parrain, c'est si précipité...
-Ne le sois pas. Laisse-moi. Ne reviens plus jamais, laisse-moi.
-Tu me chasse? demanda-t-il abasourdi.
-Oui. Pars, lâchais-je.
-D'accord. Tes désirs sont des ordres, accepta-t-il.
-Dis-moi, est-ce que tu m'aime encore?
-Je... Je ne sais pas, avoua-t-il.
-D'accord. C'est tout ce que je voulais savoir. C'est bon, j'ai compris.

Je m'affalais dans le canapé, abasourdie. Je voulais garder cet appartement. Il me plaisait, mais j'allais partir.
Tao partit faire son sac.
Une larme coula le long de ma joue et je fermais les yeux, incapable encore de réaliser l'orage qui venait à peine de commencer au dessus de moi.
Oublie-le. C'est mieux.
J'aurais du mal, mais je gagnerais ce combat. De toutes façons, je n'avais pas le choix.
Et je connaissais mon avenir. Même s'il devenait de plus en plus flou à mes yeux.
J'entendis Tao refermer la porte de ma chambre.
Il passa devant moi comme s'il passait devant un meuble et il m'adressa à peine un signe de main avant de partir, et de disparaître de ma vue.
Tout à coup, je me levai d'un bond, comme montée sur ressorts et courus le rattraper.
-Eh attends. Ne pars pas. Pas encore, soufflais-je.
-Pourquoi? Qu'est-ce qu'il y a encore, Alison? s'énerva-t-il.
Il me sembla que mes jambes fléchirent sous le poids de son regard.
-Rien, enfin si, mais... Ce n'est pas grave.
-Alison... Ma patience a ses limites.
-Je...J'ai oublié de te dire que je t'aime. Maintenant vas-t-en. Et disparais.

Il hocha la tête et partit.
Les larmes affluèrent alors en masse et je ne pus les contenir plus longtemps. Je m'assis sur une des marches des escaliers et laissai libre cours à mon déséspoir grandissant.
Je me levais bientôt et remontais dans mon appartement maintenant presque vide.
Je m'habillais richement et fis mes valises.
J'appellais le chauffeur de la limousine et il arriva quelques minutes après mon appel urgent.

-Où allons nous, Ma Dame?
-Aéroport Charles de Gaulles. Faites-vite, j'ai besoin du premier vol disponible pour Moscou.


7 ^^

7


-Tao ?
J'eus à peine prononcé son nom que je me sentis compressée contre son torse.
Je lui rendis son étreinte sans beaucoup de conviction, toujours un peu fâchée.
Il sentit mon hésitation et me relâcha.
J'avais prévu cette réaction.
-Nous allons continuer à vivre tous les deux, je te le promets, Alison.
La sincérité perçait dans sa voix et je ne pus m'empêcher de me serrer contre lui.
-Que l'on dorme l'un contre l'autre te pose-t-il un problème ? me demanda-t-il.
La surprise et la joie firent battre mon coeur à la chamade.
Je ne répondis rien, mais Tao comprit que j'étais d'accord.
Il éteignit la lampe de chevet et je ne mis pas de temps à sombrer dans un sommeil paisible.

Le lendemain, je me réveillai toute seule au milieu du grand lit, un peu déboussolée.
Le bruit de la douche m'indiqua que Tao venait de se réveiller.
Je filai à la cuisine pour lui faire la surprise de préparer le petit-déjeuner.
Ce dernier avait déjà été installé, et je fus un peu coupée dans mon élan.
Je me rendis dans le petit salon et m'affalai dans un des deux fauteuils en velour noir, avant d'allumer la télévision.
Je fixai l'écran, pensive, prêtant à peine attention à l'émission de télé-achat dans laquelle une femme vantait
fièrement les mérites de son lisseur/boucleur multifoncitions sans piles et sans fil.
Je n'avais pas rêvé cette nuit là. Je n'avais pas non plus fait de mauvais rêves, mais j'avais une boule dans l'estomac.
De l'énervement, de l'excitation? Non, plutôt de la peur.
Mon coeur se mit à battre la chamade et ma respiration se fit plus saccadée.
Inspire, expire, respire. Ne t'énerve pas.
J'écoutais les conseils de la voix et mon rythme cardiaque retrouva une vitesse normale.
Je me reconcentrai sur la télévision et zappai sur la chaîne numéro 1.
Une série idiote dans laquelle Michael venait d'avouer à Britney qu'il la trompait depuis un an avec Ashley m'énerva
prodigieusement et je zappai une nouvelle fois, mais cette fois-ci sur la chaîne numéro 2.
Un bulletin d'informations. Voilà ce qu'il me fallait. Peut-être avais-je besoin de connaître l'actualité, comme si
cela pouvait interférer sur mon destin, toujours est-il que je me concentrai sur la présentatrice au décolleté
plongeant et au faux sourire.
Ne change pas de chaîne, il faut que l'on sache.
L'ordre ne me surprit même pas. Par contre, je me demandai bien ce que nous devions savoir!
La présentatrice parla de la situation politique de la France et de la crise économique sans changé d'expression,
son sourire forcé gravé sur son visage.
Tout à coup, elle sembla se démonter, ses épaules s'affaissèrent, ses yeux s'assombrirent et son sourire s'effaça,
elle prit la parole d'une vois neutre et vide de toute émotion :
-Susana et Gabriel Woods, ainsi que Enric Hewitt ont été retrouvés morts dans leur maisons respectives. Je laisse
maintenant la parole à Sephanie Dol
-Susana et Gabriel Woods ont étés retrouvés avec un poignard planté dans le coeur un peu avant que la femme de Enric
Hewitt, Sarah Hewitt ne téléphone à la police afin d'avertire les autorités qu'elle n'arrivait pas à entrer dans sa maison et
que son mari ne répondait pas au téléphone.
>>Quand les forces de l'ordre ont enfin réussit à pénétrer dans la maison, ils ont trouvé toutes les lumières allumées,
la clef de la maison sur la porte d'entrée et le cadavre de Enric Hewitt gisant à-même le sol, un couteau de cuisine
planté en plein milieu de la poitrine. L'autopsie semble dire que la mort d'Enric Hewitt s'est produit une quizaine de
minutes après la mort de Susana et de Gabriel Woods. Les experts pensent que ces deux meurtres ont quelque chose
en commun, et le seul lien qu'ils ont trouvé entre les trois victimes,ou plutôt entre les Woods et Enric Hewitt, c'est que
ce dernier était le parrain de Alison Woods, la fille du couple Woods... Celle-ci serait apparement en fuite depuis 7 ans.
D'après nos informations, des hommes pourvus d'un nez plat et de lunettes noires pourraient être à l'origine de cette
sombre affaire de meurtre et semblent passer à tous les endroits où Alison Woods se serait rendue depuis 7 ans
également...

J'éteignis la télévision, la tête vide.
La nausée me prit d'un coup et je vomis une bile amère qui me dessècha la gorge.
Non, pas mes parents, non non. C'était impossible !
-Tao, Tao? appelais-je d'une voix blanche. Tao? répétais-je plus fort cette fois.
J'entendis à peine ses pas précépités avant de sombrer dans le noir le plus total...

jeudi 3 septembre 2009

6 ^^

6

6 ans plus tard.

aéroport de Roissy Charles de Gaulle
Paris
France

-Tu es sûr de se qu'on fait, là, Tao ?
La question était sortie de ma bouche sans que je le désire vraiment.
Le garçon, s'arrêta, se retourna, planta ses yeux bleus océan dans mes prunelles violettes et respira un grand coup avant de lâcher :
-Si je t'amène, ici, c'est que je te sais en sécurité, Alison. Ne fais pas ta mijorée, tu le sais!
-A rio, j'étais aussi censée être en sécurité! répondis-je
-Igor Polkovitch retrouvera éternellement ta trace. Tant que tu restera dans des grandes villes, il aura du mal à te localiser.Les kyrion sont à ta recherche.
Je serrais les dents.
-Et ta promesse?
-Quelle promesse ?
-Tu m'avais promis qu'il n'y aurais plus de "tu fera ceci" "tu ira là" et tout ça! Tu m'a promis que maintenant, ça serait nous!
-Ah bon, quand ?
Laisse tomber, Alison. Marche.
-
Non. Je ne veux pas laisser tomber!
-Arrête Alison! Je nous sait en sécurité. Est-ce que ça te va ?
-Oui.
Cela faisait 6 ans que Tao et moi vivions ensemble. 6 ans que ma vie m'avait soudain semblée aussi claire que de l'eau de source. 6 ans que je vivais un pur bonnheur avec lui.
Malgré mon plaisir de retrouver Paris, Rio de Janeiro me manquais un peu. Nous avions vécu 5 ans paisibles, pendant lesquels j'allais en cours et j'écrivais à mes parents.
La dernière année s'était écoulée plus rapidement.
Tao avait jugé que mes sorties pour rejoindre mon lycée étaient désormais trop risquées. Nous avions voyagé à travers tout le pays, poursuivis par des Kyrions rageurs et fâchés. finalement, notre départ pour la france fut obligatoire.
Je sais, vous devez vous demander comment un kyrion et une Antlantyqua pouvaient s'entendre.
Tout simplement parce que Tao et moi nous étions tout de suite appréciés et le mot était faible.
Il avait tout de suite oublié ses plans pour me conduire en russie et décidé qu'il me protègerais des sbires d'Igor polkovitch.
La voix dans ma tête ne se taisait toujours pas, mais elle se faisait de moins en moins imposante. C'était comme si elle savait que je lui obéissais quand elle me donnait un ordre.
Voilà comment nous nous étions retrouvés à Paris, en plein été.

Nous sortîmes de l'aéroport vers 15 heures de l'après-midi.
Dehors, la chaleur semblait ramolir les rares passants qui osaient pointer le bout de leurs nez à l'extérieur de leur maison.
Une grosse mercedes vint nous récupérer. Nous aurions pu faire plus discret, pour évoluer dans la capitale! Je jetais un regard agacé à Tao qui me répondit par un sourire amusé. Il me caressa tendrement la joue.
C'était d'ailleurs tout ce qu'il s'autorisait à faire, à mon grand désarrois.
-Monte, allez. Allons découvrir notre appartement.
Je lui souris de toutes mes dents et entrais dans la voiture.

L'appartement était grand, meublé et luxueux. Bien plus que ce que je désirai.
Je m'étais occupée de le réserver, mais Tao avait tenu à demander l'appartement le plus luxueux possible. Je fus néanmoins contente que l'homme que j'avais eu à l'appareil m'ai écouté sur un point : je ne désirais qu'une seule chambre avec un lit unique.
Quand Tao découvrit la chambre, il me demanda :
-Alison, veux-tu ma mort ? Veux-tu que je craque ?
Je le rejoignis en trottinant.
-De quoi parles-tu ?
-Alison, ma chérie, non, c'est non! Un point c'est tout! Je dormirais sur le canapé clic-clac! Heureusement que tu es prévisible, car sinon, je n'aurais pas demandé à ce que ce sofa se déplie!
J'étouffais ma colère tant bien que mal.
Mais celle-ci était si forte que je ne pus finalement la contenir. Je la laissais s'emparer de moi, me submerger.
Fâchée, mes capacités de réflexion se décuplaient, comme par magie. Aussi, je sus aussitôt ce que je devais faire. Je relevais la tête et fixai Tao de ce regard qui le faisait toujours craquer.
Paisiblement je lui dis :
-Tu es plus pour moi que je ne suis pour toi. Moi, je pense toujours à toi, mais toi, c'est comme si Igor était à ma place. Quand tu me parle, quand tu me regarde et quand tu ris, tu es avec Igor Polkovitch, pas avec moi.
>>Moi, quand mon coeur brûle, c'est avec toi qu'il se consume, pas avec Igor ! Alors je vais m'enfermer dans cette chambre sans manger et te laisser en compagnie de Igor Polkovitch, et quand tu pourras ME regarder, tu viendras dans cette chambre et tu me dira ce qui te retiens de m'embrasser, tout simplement!

Sur ces paroles, je m'enfermais dans la chambre et passais la clef sous la porte, pour qu'il puisse l'utiliser.

mardi 25 août 2009

5^^

5
Aéroport Antônio Carlos Jobim
Rio de Janeiro
Brésil

Rio de Janeiro...
Une ville dont je gardais jusque là un souvenir très flou.
Celui faisait 8 ou 7 ans que je n'avais plus posé le pied au Brésil. Arrivée à l'aéroport, tout m'avait semblé si familier... Comme si je n'y été allée que 1 ou 2 ans auparavant.
Une bouffée d'angoisse me submergea quand je vis un homme aux lunettes noires me fixer longuement tandis que je descendais de l'avion.
Un pas. Un deuxième.
Mon pouls s'accéléra.
Un pas. Un deuxième.
J'inspirais profondément, et relevais la tête.
Il me contempla, cachant tant bien que mal son nez plat derrière le col de sa veste.
-Bienvenue à la mafia, marmonnais-je.
L'homme releva la tête.
Avec les sbires d'Igor Polkovitch, on ne rigole pas, Alison!
La voix avait faiblit.
Comme une bougie qui s'éteignait peu à peu.
-D'accord, d'accord, obtempérais-je.
Je m'avançais vers l'homme. Il m'accueillit avec un immense sourire. Cette sincérité sur son visage me surprit. Je n'étais plus qu'à quelques mètres.
Je ne savais pas ce que je faisais, j'en étais conciente.
C'étaient peut-être les dernières secondes de ma vie.
J'interrompis ma marche devant lui.
Un mètre nous séparaient.
Tant que tu ne leur révèle pas les informations que t'a fourni Enric, tu ne crains rien.
L'homme me dévisagea avec méfiance, puis, son visage se plongea à nouveau dans le vide.
Ce n'est pas l'heure, Alison. Pas non plus le moment. Tu n'as qu'à attendre qu'il vienne vers toi. C'est peut-être un test d'Igor pour vérifier si ta patience est limitée ou non. Attends...
La voix s'était tue.
Ses dernières paroles n'avaient été qu'un faible chuchotis, que je ne compris pas.
Malgré tout, je lui obéis, comme j'en avais pris l'habitude.
Je me postai contre le mur, en jetant sans cesse des coups d'oeils impatients à ma montre.
Mon parrain m'avait dit que la personne avec qui j'avais rendez-vous ne serait prête à me recevoir qu'une heure après mon arrivée.
Mon parrain... Il me manquait énormément. Comme pour me convaincre, je me remémorais mentalement son récit :
-Tu sais, m'avait-il dit, avant, avec tes parents, on se connassait bien. Très bien. Ils avaient confiance en moi, jusqu'au jour où j'ai décidé de leur dire que je choisissais de vivre en étant vraiment moi. Pas un simple humain. Pas une créature maléfique non plus. Du moins, je pensais.
Vois-tu, au tout début de mon enfance, j'entendais des voix qui me chuchotaient tout ce que je devais savoir. Tout ce dont j'avais besoin.
>>Un jour, en...CM2 je crois, j'ai dû participer à une course pour l'école. Jusque là, j'avais toujours détesté le sport. Mais je me suis mis à courir plus vite que nimporte qui.
C'est la seule chose pour laquelle j'ai jamais été doué, d'ailleurs, en sport!
>>Mais là n'est pas le problème. Dès ce jour, des hommes au nez plats m'ont suivis partout où j'allais. Un jour, ils m'ont emmenés chez Igor Polkovitch, un puissant chef d'une base d'espions Russe ou en tout cas Slave.
>>Là, on m'a appris que je devais vivre pour accomplir mon devoir, c'est à dire protéger des hommes. Et c'est à ce moment, en revenant de chez Igor que j'ai rencontré ton père. Un homme que j'ai détesté dès la première seconde. Sans coeur. Ta mère, par contre, m'a tout de suite fasciné. Ou plutôt, c'est ce qu'elle avait dans le ventre qui m'a fasciné.
>>Alison, dès que j'ai vu le petit ventre rebondis de ta mère, j'ai tout de suite su que l'instant que nous sommes en train de vivre se produirait un jour.
Le jour de ta naissance, ta mère m'a choisis pour que je sois ton parrain. J'ai accepté, conscient de la tâche que je devais accomplir envers toi...
>>un jour, j'ai annoncé qui j'étais à tes parents, et ton père est entré dans une rage folle. Je me suis longtemps demandé pourquoi, d'ailleurs! J'ai un jour découvert qu'Igor n'est pas un allié pour nous. C'est un Kyrion. Un homme au nez plat, aux yeux rouges sang, qui peut se transformer en ce qu'il veut ou contrôler nimporte quel animal.
-Et nous, on s'appelle comment? avais-je risqué.
-Des Atlantyqua. Non parce que l'Atlantique fait partie de nos racines, mais parce qu'Atlantyque, le premier de notre lignée a donné son nom à notre...race.
-Quels sont tous mes pouvoirs? avais-je encore demandé.
-Je...il avait consulté sa montre. Je vais te faire prendre l'avion et t'envoyer au Brésil.
-Quoi ?
-C'est trop dangereux ici, Alison! avait-il grondé. Tu vas aller retrouver Tao, un Kyrion, un des plus fidèle disciple d'Igor Polkovitch. D'accord?
Cet ordre était sans appel.
-D'accord.

Je revenais à la réalité. L'homme me fixais.
Il me fit signe d'approcher.
Je fis un pas mal assuré, puis, plus confiant, un deuxième.
-Bonjour, je m'appelle Tao.

Voilà!!
Suite très prochainement!!
Je suis inspirée à fond, là!!



mardi 18 août 2009

4 ^^

Ben, c'est la suite, je fais aussi vite que possible...

4
3 Avenue Gorges V
Dorval
Quebec

Fuire mon chez moi.
Cette drôle de phrase tournait en rond dans ma tête.
Fuire mon chez moi.
Je le fuyais toujours, mon chez-moi, non ?
Non. Je quittais un endroit dans le but précis d'en découvrir un autre, et non, dans le but (tout aussi précis, je dois le reconnaître) d'échapper à un danger mortel...
Arrivée avenue Georges V, je scrutais les numéros des maisons...
...Jusqu'à trouver le numéro 3.
Frigorifiée, après ma longue course entre Montreal et Dorval, et épuisée, je sonnais.
Un homme d'âge mûr m'ouvrit.
Tu comprends pourquoi je t'ai amenée ici maintenant ?
Fit la voix dans ma tête.
Je fixais l'inconnu. Ses yeux bleus me firent tout à coup revenir en arrière.
Ma fénoménale mémoire, un peu gelée au début, mais maintenant réchauffée se rappela de tout.
Enric. Mon parrain.
Impossible.
Nous avions fêté ses 39 ans alors que j'en avait 2 et depuis, je ne l'avais plus revu!
Enric mis aussi peu de temps que moi pour faire le raprochement entre la petite boule rose que j'étais alors et la jeune fille qu'il avait devant lui et me serra dans ses bras.
La chaleur de son corps me surpris et je sursautais, à son contact brûlant.
-Enric... chuchotais, sous le coup de l'émotion.
-Chut...Rentrons. répondit-il calmement.
Il m'entraîna à l'intérieur.

Une demi-heure plus tard, réchauffée et remise de mes émotions, je contais mon histoire à mon parrain, impatiente qu'il me raconte la sienne.
-Ils m'ont poursuisvis, ces chats à la noix, mais j'ai courus. Et je suis arrivée ici. Et je compte bien y rester!
-Qui sont ces hommes ? me demanda-t-il.
-Mais je ne sais pas, moi!Tout ce que je sais, c'est qu'ils me veulent du mal, point barre. Ils sont maigres ou gros, il portent soit des lunettes noires, soit des lentilles de couleurs pour pas qu'on voit leur yeux rouges, ils ont un truc tout plat à la place d'un nez et ils peuvent contrôler des animaux ou se transformer. Mais je t'ai déjà raconté tout ça!
-S'ils possèdent des lunettes, continua Enric, comment as-tu fait pour voir à travers ?
-Aucune idée, j'avoue que tu me pose une colle, là... Devant mon appartement, j'ai vu tout ce qui se passait à l'étage, sans que ce soit dans mon champ de vision. Et je vois leurs vrais yeux, derrière des lunettes ou des lentilles.
-Je vois... Et, dans le parc, comment à tu sus qu'il fallait venir ici, au 2 avenue Gorges V, tu peux me le dire ?
-Ben elle me l'a dit.
-Qui ça, elle ?
-Ben, la voix.
-La voix ?! Tu me fais marcher, là ?
-Pas du tout.
-Qu'est-ce que je vais faire de toi, maintenant, Alison ? Hein ?
-Aucune idée, Enric...
-Je me demande bien aussi...répondit mon parrain, perplexe.

-Maintenant, c'est à toi de me raconter ton histoire, Enric. A toi de me dire tous tes secrets et pourquoi je sais voire derrière les lunettes noires ou des lentilles des gens, pourquoi j'ai cette voix dans la tête et pourquoi...
-STOP. je te dirais tout, sois sans crainte...

Voili voilou....
Vous m'en direz des nouvelles